Plus de cinq mois après avoir perdu Kidal, les Forces armées maliennes (FAMa) ont réinvesti, mardi 6 octobre, cette ville stratégique du nord du Mali. Une reprise intervenue après une importante opération aéroterrestre et le retrait annoncé du Front de libération de l’Azawad (FLA).
La reconquête de Kidal s’est préparée durant plusieurs jours. Dès le 4 octobre, un important dispositif composé de soldats maliens, de membres de l’Africa Corps russe et de groupes armés alliés à Bamako s’est positionné à Anéfis, à une centaine de kilomètres de Kidal.

Le 6 octobre, un convoi de plus d’une centaine de véhicules a pris la direction de la ville. En amont, les forces maliennes et leurs partenaires russes avaient intensifié les opérations aériennes dans la région afin de préparer l’avancée terrestre.
Le FLA, qui contrôlait Kidal depuis le 25 avril 2026, a annoncé son retrait de la ville, le présentant comme un « repli stratégique et maîtrisé ». L’entrée des FAMa s’est ainsi effectuée sans affrontement direct majeur dans la ville. Pour les autorités de Bamako, la reprise de Kidal constitue un événement militaire et politique majeur.

La ville occupe en effet une position stratégique dans le nord du pays et symbolise depuis plusieurs années les tensions entre l’État malien et les mouvements armés de l’Azawad. Mais cette reprise ne signifie pas pour autant la fin des tensions dans le nord du Mali. Le FLA affirme vouloir poursuivre son combat, tandis que la menace jihadiste demeure présente dans plusieurs zones du pays.
Rédaction