À la tribune de la 81 ème session de l’Assemblée générale des Nations unies , mercredi 23 septembre 2026, le président guinéen Mamadi Doumbouya a livré une définition singulière du putsch, en visant cette fois les dirigeants qui cherchent à prolonger leur maintien au pouvoir par des modifications constitutionnelles.
« Les vrais putschistes ne sont pas ceux qui prennent les armes pour renverser un régime, mais ceux qui trichent pour manipuler les textes de la Constitution afin de rester éternellement au pouvoir », a déclaré le chef de l’État guinéen.

Une formule qui place la question des changements constitutionnels et de la limitation des mandats au cœur de son intervention.
Arrivé au pouvoir à la faveur du coup d’État de septembre 2021 contre Alpha Condé, Mamadi Doumbouya défend depuis lors une conception de la gouvernance fondée, selon ses déclarations, sur le respect des règles institutionnelles et la refondation de l’État.

À New York, son propos a surtout résonné comme une mise en garde contre les modifications des règles constitutionnelles destinées à prolonger l’exercice du pouvoir.
Rédaction