La sortie de Koffi Olomidé sur les prophéties annonçant la mort de certains musiciens relance un débat sur la responsabilité de la parole publique. L’artiste appelle à davantage de retenue face à des déclarations qui peuvent affecter les artistes et leurs familles.
« Régulièrement, de soi-disant hommes de Dieu viennent raconter qu’ils ont rêvé qu’un musicien était décédé. Ils ne peuvent pas continuer à raconter ce genre de choses sur les musiciens, alors que ceux-ci ont des familles, des amis et des proches », déclare Koffi Olomidé.

L’artiste s’interroge également sur l’impact de ces annonces :
« Quand ils annoncent certaines choses, nos mamans, qui sont souvent très sensibles, peuvent être profondément affectées. Je me demande d’ailleurs pourquoi ils ne rêvent jamais de leur propre vie. »Pour Koffi, annoncer publiquement la mort d’une personne n’apporte rien de nouveau : « La seule chose dont chaque être humain est sûr à 100 %, c’est qu’un jour, il va mourir. »

Il estime surtout que lorsqu’une personne pense avoir reçu un avertissement concernant quelqu’un, celui-ci devrait être communiqué avec discrétion : « Si tu as réellement rêvé qu’une personne risque d’avoir un problème, cherche-la discrètement et parle-lui en privé. » Une prise de position qui invite à réfléchir sur les limites entre foi, prédiction, communication publique et recherche de buzz.
Rédaction