L’ épidémie de la maladie à virus Bundibugyo en République démocratique du Congo reste préoccupante. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a alerté mardi sur la poursuite de la propagation du virus, trois mois après le déclenchement d’une urgence de santé publique de portée internationale.
» Près de 5 000 personnes ont désormais été infectées et plus de 2 300 sont mortes, dans six provinces et 55 zones sanitaires. Il faut être franc : l’épidémie est loin d’être maîtrisée « , a déclaré le chef de l’OMS à l’ouverture d’une réunion du comité d’urgence consacré à Ebola.

Selon l’OMS, le niveau de risque pour la santé publique est actuellement jugé « très élevé » en RDC, « élevé » en Ouganda et dans les autres pays frontaliers de la RDC, tandis qu’il reste « faible » dans le reste de l’Afrique et du monde.
Réuni pour la deuxième fois depuis la déclaration de l’urgence internationale, le comité d’urgence doit formuler de nouvelles recommandations. Une levée de l’alerte paraît peu probable à ce stade.

L’ Union européenne renforce son soutien
Face à la progression de l’épidémie, la Commission européenne a également annoncé l’envoi de tests de dépistage à l’agence sanitaire de l’Union africaine. D’une valeur de 2,5 millions d’euros, ces équipements doivent commencer à être livrés dès le mois d’août afin de renforcer les capacités de dépistage et de riposte sur le continent.
La situation demeure donc sous étroite surveillance, alors que les autorités sanitaires nationales et internationales poursuivent leurs efforts pour contenir la propagation du virus.
Redaction